INVESTIGADORES
MONTERO Ana Soledad
capítulos de libros
Título:
"De la multitude au peuple. Notes sur la lecture kirchneriste de la crise argentine de décembre 2001?
Autor/es:
ANA SOLEDAD MONTERO
Libro:
Crise et mise en crise. Actes du Colloque de l'Association Canadienne de Sociologie et Anthropologie en Langue Française 2012
Editorial:
Editions de l'ASCALF
Referencias:
Lugar: Montréal; Año: 2015; p. 125 - 143
Resumen:
La crise économique, sociale, politique et institutionnelle qui a éclaté en Argentine en décembre 2001 a engendré une vaste production d?études scientifiques. Dans le champ de la sociologie politique ou de la théorie politique, les études ayant été réalisées dans les années immédiatement postérieures à cette crise1 proposent tant les diagnostics des causes possibles de la crise que des interprétations ? souvent liées aux diagnostics ? des effets, des conséquences et des « solutions » possibles (et attendues) de la crise. Ces études peuvent être classées schématiquement en deux groupes. D?une part, celles qui adoptent une perspective explicative mettant l?accent sur le « social » et, d?autre part, celles qui focalisent le « politique »; autrement dit, soit qu?elles se focalisent sur les processus venant d?« en bas », soit qu?elles portent sur les processus situés « en haut » (Scillamá 2007). Si, dans le premier cas, l?analyse est centrée sur les processus de déstructuration des subjectivités sociopolitiques, sur le phénomène des nouveaux mouvements sociaux et sur les nouvelles formes de protestation, la deuxième ligne d?examen se penche sur les problèmes de la représentation politique associée aux institutions, aux groupes de pouvoir et à la classe politique.À la croisée de disciplines telles que la sociologie politique, la théorie politique et l?analyse du discours politique, notre article s?inscrit dans un vaste éventail d?études qui s?interrogent sur le phénomène du kirchnerisme dans son rapport aux stratégies d?interpellation discursive et de construction des identités politiques. Nous nous penchons ainsi sur les aspects symboliques et imaginaires mis de l?avant par le gouvernement kirchneriste (en considérant certains faits marquants de la première année de mandat) et plus particulièrement sur les interventions discursives du président Néstor Kirchner2. De cette manière, nous espérons faire apparaître les limites des deux interprétations précédemment mentionnées et proposer une nouvelle grille de lecture du phénomène du kirchnerisme dans son rapport à la crise de 2001.
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